Pendant plusieurs jours, les acteurs de sensibilisation de l’ONG IDEAL Inter étaient dans les rues de Bouaké pour sensibiliser la population à cette malformation congénitale des enfants. Le pied-bot est une malformation des pieds des enfants, méconnue du grand public. Le pied-bot menace 1 200 enfants en Côte d’ivoire par an. Pour contrer cette malformation congénitale qui affecte près de 200 000 enfants au monde chaque année, en Côte d’Ivoire, grâce à un financement de l’ONG américaine Miracle Foot, une sensibilisation a eu lieu à Bouaké du 15 au 28 février dernier.
Il s’agissait de mieux informer les parents sur cette malformation des pieds des enfants afin de les prendre en charge gratuitement au CHU de Bouaké. Selon Dr N’guessan Bath Onesime, chef de projet à IDEAL Inter, cette opération visait à aider gratuitement la population. De façon pratique, il s’agit après détection, de faciliter la prise en charge par des soins orthopédiques et non chirurgicaux, pour redresser le pied de l’enfant. Dr N’guessan Bath soutient que des cas d’enfants souffrant de cette malformation ont été répertoriés à Bouaké. L’ONG ideal inter a donc bénéficié de la mise en œuvre du programme dans la partie Centre-Nord et Nord du pays. A Korhogo, c’est le Centre hospitalier régional qui assure la prise en charge gratuite des enfants référencés. Pour les régions de Bouaké et Korhogo, ce sont 75 enfants enrôlé à prendre en charge gratuitement, qui étaient attendus selon les statistiques. Malheureusement, seule une dizaine d’enfants ont été enrôlés selon Dr N’guessan Bath. Jusque-là, la prise en charge des enfants victimes du pied-bot était de la responsabilité des parents, avec un traitement assez long et un peu contraignant donc de nature à démotiver les parents. Or, il s’avère que grâce à ce traitement gratuit, des enfants pourraient être guéris surtout avec la gratuité de la prise en charge. Mais, se désole Dr N’guessan Bath, les parents n’ont pas l’information, et continuent pour certains à envoyer les enfants chez des tradipraticiens qui ne garantissent pas une guérison de l’enfant. Et dans ce cas, il y a des récidives. Des causes génétiques sont avancées comme explication en plus de l’environnement.
Adams Régis SOUAGA