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Bangolo- Les jeunes demandent pardon après les incidents du 14 septembre dernier

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Ils ont décidé de donner dos à la violence. Ce jeudi 24 septembre, ils se sont mis à genoux devant leurs cadres pour demander la clémence de toute la nation ivoirienne. 

<<Nous demandons pardon au président de la République, au Premier Ministre Hamed Bakayoko et à tout le gouvernement ivoirien. Nous nous excusons auprès de nos cadres et élus que nous avons humiliés et frustrés par nos comportements. Nous nous mettons à genoux et demandons à toute la Côte d’Ivoire de nous pardonner nos manquements>>, a traduit Gonhi Romaric, président de la jeunesse communale au nom de tous ses pairs. Aussi, prennent-ils l’engagement de ne plus récidiver.

<<Nous voulons prendre ici l’engagement de ne plus recommencer. Car, nous sommes persuadés que c’est notre avenir que nous hypothéquons ainsi. Plus jamais, nous les jeunes de Bangolo n’allons servir de bras séculiers à un politicien. Nous demandons à tous nos amis jeunes de toute la Côte d’Ivoire de donner dos à la violence car elle ne mène nulle part>>, ont-ils promis.

Fouettés dans leur orgueil, après l’humiliation subie à cause du comportement désastreux de la jeunesse, des cadres et élus ont crié leur indignation, sans toutefois omettre de  demander pardon à la nation ivoirienne.

<< Vous savez, si nos jeunes ont failli, c’est en partie notre faute. Ce sont nous qui n’avons pas suffisamment parler, conseiller notre jeunesse. Aujourd’hui à Bangolo, nous sommes tous responsables. Bangolo, comme son nom l’indique, veut dire prospérité. En principe, nous devons avoir la prospérité vraie et positive mais malheureusement ici c’est plutôt dans la violence et le vandalisme que nous prospérons>>, se désole Sah Evariste, sénateur du Guemon. Le maire, Roger Gah a abondé dans le même sens. <<Le mal est fait et Bangolo est sur la liste des zones rouge. Nous demandons pardon à toute la Côte d’Ivoire. Comme, demander la dernière fois, nous invitons le Premier ministre Hamed Bakayoko à venir nous rendre visite. Qu’il vienne parler avec les jeunes. Nous supplions le président de la République et le Premier ministre Hamed Bakayoko de pardonner à ces 27 jeunes qui ont été arrêtés suite aux événements et de les libérer” a souhaité, le maire de Bangolo. Les garants de la tradition ont pour leur part prévu continuer la sensibilisation qu’ils ont débuté juste après les moments difficiles afin de ramener la quiétude définitivement à Bangolo.

Le lundi 14 septembre dernier, des manifestations contre la candidature d’Alassane Ouattara à Bangolo ont débouché sur la violence avec pour bilan, plusieurs véhicules incendiés et caillassés. Sans oublier les bureaux de la CEI locale qui ont été vandalisés.

Solange Oulaï

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