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Art Contemporain: A la Galerie Eureka, trois voix pour un dialogue entre Afrique et Asie

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Pour son exposition d’octobre, la Galerie Eureka réunit trois univers singuliers : l’Ivoirien Tamsir Dia, le Togolais Sokey Edorh et la Japonaise Yasuko Okamoto. Trois générations, trois géographies, une même exigence d’un art sans frontière.

Ce mois d’octobre, la Galerie Eureka installe au premier étage de sa salle d’exposition, un dialogue à trois voix, rare et exigeant, entre l’Afrique et l’Asie. Trois artistes, trois écritures, trois matières qui se répondent sans jamais se confondre.

Tamsir Dia : le langage des signes

On retrouve avec bonheur le peintre ivoirien Tamsir Dia. Formé entre Bingerville, Tours, Angers et Paris, l’artiste y déploie son célèbre langage de signes, fruit d’une confrontation qu’il dit lui-même “féconde autant que déchirante” entre héritage africain et culture occidentale. Sur ses toiles, astres, totems, masques et inscriptions rupestres composent une écriture picturale personnelle, à la fois mémoire et modernité.

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Sokey Edorh : la mémoire de la terre

À ses côtés, le plasticien togolais Sokey Edorh impose sa matière. Sa peinture est faite de latérite et de terre, vibrante, presque vivante. L’artiste y a développé un alphabet symbolique qu’il a lui-même inventé, inspiré des idéogrammes Dogon.  Ses œuvres, dont l’une accueille le visiteur dès l’entrée, interrogent avec force l’avancée du désert, les migrations et la mémoire ancestrale. Une urgence contemporaine ancrée dans la terre.

Yasuko Okamoto : la respiration de l’abstrait

Enfin, l’artiste japonaise Yasuko Okamoto apporte à cet ensemble une respiration plus abstraite et méditative. Nourries de mémoire et de conscience, ses toiles tissent un dialogue subtil et délicat entre Orient et Occident, entre vide et plénitude. Trois pratiques, trois matières, une même exigence : celle d’un art qui traverse les frontières sans jamais renoncer à sa singularité.

Avec Sercom