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Appel à l’insurrection armée- Le mandat d’arrêt contre Soro et trois proches transmis par voie diplomatique à la France

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L’étau se resserre autour de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume. L’Etat ivoirien vient de lancer contre lui et trois de ses proches des mandats d’arrêt par voie diplomatique.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sansan Kambilé a saisi, mercredi 18 novembre 2020, son homologue ivoirien des Affaires étrangères, Ally Coulibaly, à l’effet de transmettre aux autorités judiciaires françaises, des mandats d’arrêts délivrés par le Procureur Général près la cour d’Appel d’Abidjan, Lébry Marie Leonard, à l’encontre de Soro Guillaume et trois de ses proche qui résideraient sur le territoire français. Ce sont, outre Soro Guillaume lui-même, son aide de camp, Fofana Abdoulaye, l’ex-Directeur Général de la Lonaci, Fofana Issiaka et son chargé de communication, Touré Moussa.

Le gouvernement ivoirien, le 3 novembre 2020 avait saisi la justice contre les auteurs et complices du Conseil national de la transition (CNT), mis en place par l’opposition ivoirienne et appelé à se substituer aux institutions républicaines.

Une vingtaine de membres de l’opposition dont Maurice Kakou Guikahué et Affi N’Guessan, porte-parole du CNT, alors en fuite puis rattrapé, sont sous les verrous. Il reste à ce tableau, le président de l’UDPCI, Dr Albert Mabri Toikeusse qui poursuit sa cavale.

L’enquête ouverte permettra d’interpeller toutes les personnes ayant participé à quelque degré que ce soit à cette entreprise criminelle“, avait annoncé, dans la foulée, le Procureur de la République du Tribunal de première Instance d’Abidjan-Plateau, Adou Richard.

Soro Guillaume n’a jamais caché son appartenance à cet organe de transition et de subversion. Il avait au lendemain de sa création félicité l’opposition et demandé à son président  Henri Konan Bédié, de procéder rapidement à la nomination d’un ministre de la défense.

« Le Conseil National de Transition a été créé pour assumer les charges exécutives de l’État et assurer le fonctionnement régulier des organes et des institutions républicaines durant toute la période de Transition » avait annoncé Guillaume Soro depuis la France où il réside depuis son retour manqué à Abidjan, le 23 décembre 2019.

C’est, au nom du CNT, qu’il a appelé l’armée à agir contre Alassane Ouattara.

« Aux Forces de Défense et de Sécurité : vous me connaissez ! Chers soldats, des années durant, nous nous sommes battus, dans les broussailles comme dans les agglomérations. Notre idéal était d’apporter à la Côte d’Ivoire la démocratie et la liberté. Je voudrais vous dire aujourd’hui que malgré tout, rien n’est perdu » a insisté l’ex-patron de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles, rébellion du Nord contre le pouvoir de Laurent Gbagbo.

« Je voudrais vous dire que nous ne pouvons pas, par peur et par poltronnerie, laisser s’installer durablement la dictature clanique de M. Alassane Ouattara et contempler l’empire de la terreur s’étendre dans notre pays et prendre possession de l’âme de notre nation. C’est pourquoi, je demande à vous soldats, sous-officiers, officiers, officiers supérieurs et officiers généraux de notre armée, de vous regarder dans le miroir de votre âme et de votre conscience et d’agir pour stopper les tueries » a recommandé M.Soro, comme pour fouetter l’orgueil des soldats qui jusque-là n’ont pas réagi.

Selon lui, il s’agit d’ « Agir pour préserver notre pays de pogroms intercommunautaires. Agir pour rétablir la paix et la concorde. Agir pour redonner à notre Constitution ses lettres de noblesse. »

Et de se faire plus précis. « M. Alassane Ouattara n’est plus le président de la République de Côte d’Ivoire. Cela est indéniable. Ayant épuisé son deuxième et dernier mandat, il ne peut plus exercer les charges et la fonction de chef de l’État. Il s’agit pour vous, dans l’honneur et la dignité, de mettre un terme au spectre de la guerre civile qui menace notre pays » avait invité Guillaume Soro à une partie dont des chaînes de commandement sont aux mains d’ex-officiers des Forces Nouvelles. Ceux-ci n’ont pas obéi à des ordres illégaux venus de leur ancien compagnon qui ne regardent plus dans la même direction qu’eux.

Soro Guillaume était devenu très encombrant pour la France après à cet appel lancé en direction de l’armée. Emmanuel Macron, président français, n’a pas manqué de le dire dans J.A du vendredi 20 novembre.

“(…) Nous ne souhaitons pas qu’il mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. Autant nous pouvons accueillir des combattants de la liberté et toute personne qui serait menacée chez elle, autant nous n’avons pas vocation à protéger des activistes qui cherchent à déstabiliser un pays”, avait soutenu Emmanuel Macron.

I.T

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