Suivez nous sur:

Côte d'Ivoire

Tiébissou ǀ Bras de fer autour du siège cantonal Ahétou: Lomokankro revendique le trône

Publié

le

Le canton Ahétou de Tiébissou est de nouveau secoué par des tensions autour du trône. Après la sortie médiatique de Nanan Kouadio Félix, chef du village de Golibo, (village Ahétou à quelques encablures du lycée Coffi Gadeau), la chefferie de Lomokankro, détentrice historique du siège cantonal, a réagi avec fermeté pour rétablir ce qu’elle considère comme la vérité.

Dans une déclaration en date du 13 septembre 2026, les notables de Lomokankro ont dénoncé une « usurpation de titre » de la part de Kouadio Félix, qui s’est présenté comme porte-parole de tous les chefs Ahétou. « À César ce qui est à César », martèle la chefferie, rappelant que le village de N’Gattadolou a bel et bien été chef-lieu de canton, contrairement aux affirmations du chef de Golibo. Les sachants rappellent que chez les Baoulé, la succession est matrilinéaire et que le trône fut confié par la reine Ngatta Amoin à son frère N’gatta Dolou. Ils dénoncent les propos de Kouadio Félix comme une « injure à l’endroit de N’Gattadolou ». Lomokankro affirme détenir toutes les preuves « Les huit tabourets des huit tribus Ahétou, ainsi que des objets ancestraux, attestant que toutes les tribus se reconnaissent en Lomokankro », ont-ils affirmé dans la déclaration.

La chefferie demande l’intervention urgente de Nanan Assa Ouffoué, ancien député et chef de Totokro, ainsi que du ministre de l’Intérieur et du préfet de Tiébissou pour diligenter une mission de vérification. Elle appelle également le président de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels à s’impliquer afin que cesse « le jeu de Kouadio Félix et des cadres qui cherchent à travestir l’histoire des Ahétou ».

« Le siège cantonal appartient à Lomokankro, nous avons les preuves de ce que nous avançons », insiste la déclaration. La chefferie exhorte ses contradicteurs à se soumettre aux pratiques traditionnelles de confrontation pour rétablir la vérité. Dans un contexte où les ambitions personnelles risquent de fragiliser la cohésion sociale, Lomokankro affirme ne plus vouloir de « photocopie » du trône et appelle à la sagesse pour préserver l’harmonie entre les familles du canton.

Avec Sercom