Abidjan abrite, du 3 au 4 septembre 2026, un atelier national consacré à la priorisation de la transformation numérique des services publics. Initiée par le ministère de la transition numérique et de l’innovation technologique et la SNDI, sous l’égide du ministère de la Fonction publique, cette rencontre vise poser les jalons d’une administration moderne et interconnectée.
Par Fidès Symphorien
L’objectif affiché par le gouvernement est de rationaliser et coordonner environ 700 services administratifs à fort impact pour bâtir une administration ‘‘zéro papier’’ d’ici 2030. Alors que plusieurs prestations sont déjà numérisées, l’enjeu principal réside désormais dans leur mutualisation. Pour Djibril Ouattara, Ministre de la transition numérique, la priorité ne réside plus dans la dispersion des efforts. « L’enjeu n’est pas de multiplier les plateformes. Il est de mieux organiser, connecter et réutiliser ce que nous avons déjà », a-t-il affirmé, rappelant que la donnée constitue le socle fondamental de l’efficacité administrative.
Pendant 48 heures, les experts et fonctionnaires planchent sur trois chantiers prioritaires, notamment : l’instauration d’une identité numérique unique, le déploiement d’une couche d’interopérabilité pour la sécurisation des échanges de données entre ministères, et la finalisation d’un inventaire des infrastructures publiques existantes, réalisé avec le concours de la Banque mondiale. Au terme des travaux, la Côte d’Ivoire entend se doter d’un premier portefeuille d’une centaine de services dématérialisés prioritaires et définir sa feuille de route nationale.
Un appel à la mobilisation générale a été lancé aux partenaires techniques et financiers pour positionner le pays comme un leader du numérique en Afrique.