À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le village de Tiessou, dans la sous-préfecture d’Ando-Kékrénou a vibré aux couleurs de la concorde nationale. Dans son adresse solennelle, le sous-préfet, Mme Lamizata Dosso épse Coulibaly, a dressé le bilan des acquis socio-économiques tout en traçant les sillons d’un avenir prometteur pour sa circonscription.
Par Bosco de Paré
Rappelant le chemin parcouru depuis les luttes anticoloniales et les sacrifices des devanciers, l’administrateur civil a souligné que la Côte d’Ivoire a su s’imposer comme un modèle de croissance. Un élan renforcé, selon elle, par le leadership éclairé du chef de l’État, Alassane Ouattara, qui a permis d’inscrire le pays sur la trajectoire de l’émergence. « (…) Les progrès socio-économiques de notre pays sont si évidents, si palpables, que les observateurs avertis le qualifient de havre d’Afrique de l’ouest. Et ces progrès ont été accentués par l’arrivée au pouvoir du Président Alassane Ouattara. Oui, mes chers compatriotes, la Côte d’Ivoire est émergente, comme l’avait promis le Président Alassane Ouattara », a-t-elle affirmé.
Sur le plan local, à l’en croire, cet engagement se traduit par des réalisations concrètes du Programme social du gouvernement (PSGouv 3), notamment l’inauguration de trois salles de classe à Tiessou et d’un logement d’enseignant à Mandanou. À cela s’ajoute l’enrôlement de proximité pour la couverture maladie universelle (Cmu), rendu possible dès le samedi 8 août grâce au concours François Oussou, cadre de la région.
Au niveau de la sécurité et de la paix, l’administrateur civil a salué l’abnégation et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité (Fds) face aux défis du terrain. Se félicitant de leur engagement déterminant dans la préservation de la cohésion nationale, elle a rappelé l’hommage du chef de l’État qui leur a dédié cette édition 2026 sous le thème : ‘‘Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement’’.
Mettre fin aux querelles et choisir des guides
Pour maintenir ce cap, le sous-préfet a lancé un appel appuyé à la responsabilité, à l’union et à la cohésion sociale. D’abord à Lenguébo : « Chères populations du village de Lenguebo, je vous demande de vous asseoir et de discuter pour un consensus autour d’une personne qui parlera en votre nom et pour votre compte. Le village est resté trop longtemps sans chef. Un intérim ne doit pas durer toute une éternité. Cela ne facilite pas la tâche à l’administration », plaide-elle, avant d’exhorter les populations de Tiessou à embarquer dans le train de l’émergence.
« Chers parents de Tiessou, le train de la construction, voire du développement est là, ne le laissez pas passer ! Aucun des wagons n’est plein; en tout cas, il y a de la place pour Tiessou. Le Sous-préfet ne peut pas réussir seul le développement. Les idées viennent de vous et une grande partie des moyens pour le développement. Car vous seuls, connaissez mieux les aspirations de vos parents, leurs besoins. Venez pour qu’ensemble nous puissions bâtir une circonscription administrative émergente », a invité Lamizata Dosso, épouse Coulibaly. Qui ne lésine surtout pas sur les mots pour appeler l’ensemble des populations de la sous-préfecture d’Ando-Kékrénou à l’union à l’effet de relever les défis du développement.
« Mes chers compatriotes (…) de nombreux défis restent encore à relever. Mais il n’y a pas lieu de désespérer. Ensemble, unis et solidaires, notre sous-préfecture pourra continuer sa marche glorieuse vers le développement (…) Je voudrais terminer en vous invitant à vous engager totalement pour une circonscription administrative unie, forte et prospère ».
Cette fête de l’indépendance n’était pas un simple rituel protocolaire. Pour Mme Lamizata Dosso épse Coulibaly, arrivée à la tête de la sous-préfecture cette année même (2026), ce 66ᵉ anniversaire a servi de véritable tremplin politique et social. En prenant à bras-le-corps les rivalités locales et le manque de leadership dans certains villages, la nouvelle patronne d’Ando-Kékrénou pose les bases d’une vraie réconciliation, indispensable pour recoller les morceaux d’une communauté longtemps divisée et la remettre sur les rails du développement.