« C’est avec beaucoup de joie, mais également un profond sens des responsabilités, que j’ai accepté d’être la première présidente de cette faîtière. Je mesure l’ampleur de la mission qui m’est confiée et je remercie sincèrement l’ensemble des membres qui ont porté leur choix sur ma personne. Je suis convaincue qu’ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Au cours de ces deux jours de travaux, nous avons pris la mesure des attentes de nos organisations. Notre priorité sera donc de mettre rapidement en place le Bureau exécutif afin d’élaborer une stratégie capable de répondre efficacement aux aspirations de nos membres », a déclaré Mariam Fadiga Fofana, nouvelle présidente de la Fédération pour l’inclusion, le réseautage et le développement économique des femmes (FIRDEF).
Son élection est intervenue à l’issue d’un atelier de concertation organisé les 24 et 25 juin 2026 à l’hôtel Yatchenin, à Abidjan. Pendant deux jours, treize organisations de la société civile engagées dans l’autonomisation économique des femmes et le développement communautaire ont travaillé à la création de cette nouvelle faîtière.
A l’issue du congrès constitutif, les délégués ont élu Mariam Fadiga Fofana, présidente du Conseil d’administration de la Fondation AWI, pour conduire les destinées de la FIRDEF durant un mandat de quatre ans.
« Nous venons de vivre deux journées particulièrement enrichissantes. Treize organisations ont décidé de mutualiser leurs forces afin de créer une fédération capable de porter leurs plaidoyers, défendre leurs intérêts, constituer des consortiums pour mobiliser des financements et renforcer l’impact de leurs actions sur le terrain. Chacune possède une expérience précieuse qu’il est désormais question de mettre en commun », a expliqué Lawson Huguette, directrice générale du Cabinet SAGES CI, structure ayant accompagné le processus.
Selon elle, cette fédération a pour ambition de contribuer au développement des territoires et à la promotion de l’autonomisation économique des femmes, tout en renforçant le rôle des organisations de la société civile dans le développement de la Côte d’Ivoire.
Pour Koffi Konan Claude François, directeur exécutif de l’ONG Espoir Vie, basée à Bouaké, la création de la FIRDEF répond à une nécessité. « Je voudrais remercier le comité d’organisation pour cette initiative. Cet atelier répond à un véritable besoin des organisations de la société civile engagées dans l’autonomisation des femmes. Nous devons nous unir pour avancer ensemble, renforcer nos capacités, parler d’une seule voix et mobiliser davantage de ressources financières afin de mieux accompagner les femmes à la base », a-t-il souligné.
Même son de cloche du côté de Sabine Kadio, responsable à la Coordination des promoteurs de groupes de la région des Lagunes (CPGRL), pour qui la création de cette fédération constitue une avancée majeure. « L’union fait la force. En nous fédérant, nous serons plus fortes pour accompagner les communautés et accroître notre impact au service des femmes et du développement local », a-t-elle affirmé.
Les treize organisations fondatrices de la FIRDEF interviennent sur l’ensemble du territoire national et entendent faire de cette nouvelle fédération un cadre de concertation, de solidarité et d’action collective au service de l’autonomisation économique des femmes en Côte d’Ivoire.
Avec Sercom