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Côte d'Ivoire

Tabaski à Yamoussoukro/ Les bergers du grand centre rassurent : 25 000 béliers attendus sur le marché

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À quelques heures de la célébration de l’Aïd-el-Kébir, la grande ferveur monte d’un cran chez les fidèles musulmans du grand centre ivoirien. Une question taraude pourtant les esprits : y aura-t-il assez de bêtes pour tout le monde ? Sur le terrain, les professionnels du secteur se veulent formels et rassurants. Ils balayent d’un revers de la main toute velléité d’inquiétude. Au marché de bétail de Yamoussoukro, le ballet des camions-remorques venus des pays de l’hinterland ne faiblit pas. Touré Mohamed, trésorier général et porte-parole de la section locale de l’Organisation interprofessionnelle agricole des petits ruminants de Côte d’Ivoire (INTERPRU-CI), affiche une sérénité totale.

Par Kouassi Gbingbin

 « Nous enregistrons un flux régulier de onze (11) camions-remorques par jour depuis le début du mois de mai. C’est la même fréquence que les années précédentes. Les cargaisons du Niger et du Burkina Faso continuent de transiter sans encombre. Que les populations se tranquillisent. Il y a du bétail en quantité suffisante ».

Sur le site principal de la capitale politique, les cent (100) hangars disponibles affichent complet, complétés par des espaces d’accueil aménagés pour les vendeurs saisonniers. Un véritable carrefour d’intégration sous-régionale où se côtoient Ivoiriens, Maliens, Burkinabés, Sénégalais et Mauritaniens. Au total, les prévisions des rapports de terrain tablent sur un stock impressionnant qui devrait atteindre la barre des 25 000 têtes de moutons sur le sol de Yamoussoukro.

Au-delà de la disponibilité, c’est la qualité exceptionnelle du cheptel de cette année qui retient l’attention. Fort d’une expérience de trente ans dans le secteur, Touré Mohamed ne cache pas sa satisfaction. « Sur le plan sanitaire, les animaux de cette année sont bien meilleurs que ceux des éditions précédentes. La santé animale est au beau fixe ». Une performance rendue possible grâce à un suivi rigoureux et une collaboration étroite avec la préfecture, le district autonome et la direction régionale des ressources animales et halieutiques. Côté portefeuille, les opérateurs du secteur assurent que la fête sera inclusive. Les prix pratiqués sur le marché restent flexibles et adaptés à toutes les réalités économiques. La fourchette globale, oscille généralement entre 150 000 FCFA et 300 000 FCFA, mais les premiers prix commencent dès 125 000 FCFA pour les bourses plus modestes, tandis que les spécimens les plus prestigieux peuvent grimper jusqu’à 400 000 FCFA, selon Touré Mohamed.

Grâce à une anticipation des acteurs locaux et au développement progressif de l’élevage national, Yamoussoukro et les cités environnantes s’apprêtent à aborder cette Tabaski sous de bons auspices. Les parcs semblent pleins, les voyants également au vert. Les bergers n’attendent plus que les acheteurs.