Depuis le jeudi 26 mars, 60 pièces de la collection « Colloquium, les essentiels » de l’artiste plasticien Yeanzi sont exposés dans les locaux de la galerie Eureka. Cette collection pose une question simple et universelle : qu’est-ce qui reste de nous quand on enlève tout le superflu ?
Au-delà des rôles que la société nous attribue, des cultures qui nous façonnent et des histoires qu’on nous impose, cette exposition cherche à toucher ce qui fait de chacun un être unique, fragile et profondément vivant. Selon l’artiste Yeanzi, « Colloquium » est un instant de célébration de ces petites choses qui font l’humain et qui font la vie. « Les essentiels », c’est en réalité un instant où je mets en lumière la flore et la faune. Vous retrouverez dans les œuvres autour de vous des scènes, des visages, des personnes, des corps, mais aussi dissimulés dedans des animaux, des pintades, des poulets, des poissons, carpes, aubergines, bananes.

En poursuivant, il a souligné que c’est important de célébrer ces petites choses qui ne sont plus petites dans cette exposition parce qu’elles sont essentielles et qui font la vie. « Les essentiels », c’est vraiment un moment de mise en lumière de cette flore, de cette faune qui nous fournit à la fois de quoi manger, mais qui aussi anime notre vie depuis des milliers d’années. Vous avez prévu combien de tables pour cette collection
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Comme à son accoutumée, au niveau du matériau, l’artiste a utilisé du plastique comme médium pour les personnages, mais pour les fonds, il y a du tissu, de la toile conventionnelle et du plexiglas. Pour cette exposition, il a revisité deux grands classiques majeurs européens, « la liberté guidant le peuple et la Sainte Seine de Léonard de Vinci. J’ai révisité ces deux classiques, mais en allant convoquer des instants qu’on retrouve dans nos sociétés. Une scène de maquis à Blockauss où le payeur remplace l’être le plus puissant de la table et ses douze apôtres ou disciples qui l’accompagnent dans ce banquet.

Avec ce bon petit monde présent au vernissage, l’artiste espère que les visiteurs retiennent tout au long de ce mois d’exposition que « sans ces petites choses du quotidien, nos vies ne seraient pas. C’est ce que je mets en lumière dans cette exposition ».
Né en 1988, Saint Etienne Yéanzi est un artiste ivoirien diplômé de l’Ecole nationale des Beaux-arts d’Abidjan, reconnu pour sa technique de plastique fondu. Il enregistre une dizaine d’exposition personnelles et plusieurs autres collectives.
SK