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Côte d’Ivoire – Région de la Nawa : Sous-préfet et Chefferie d’accord pour la délimitation des terres à Meagui

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Le Sous-préfet de Meagui, Guillaume Adjé, entouré des responsables locaux de la délimitation des terres villageoises (DTV), était en réunion, vendredi 05 décembre 2025, à la maison de la chefferie, avec les chefs des villages et les chefs des terres de la localité en vue de trouver un accord pour l’opération de délimitation du patrimoine foncier du département, en cours sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Guillaume Adjé a pu dissiper la crainte des autochtones Bakués de perdre leurs terres au profit des étrangers et allogènes qui y représentent près de 90% de la population.

L’opération de délimitation des terres villageoise du département de Meagui commencera dans les tout prochains jours, à en croire l’accord donné par les hautes autorités coutumières. Nétro Barthélémy, chef central et président du collectif des chefs des 60 villages et campements rattachés et Saré Play Christophe (le Duc de Meagui comme le surnomment des habitants) et les chefs des villages et de terres Bakués en ont, en effet, donné l’accord au Sous-préfet et aux agents de PESFOR, un service du ministère de l’Agriculture.

C’est que, département atypique du fait de l’infime minorité que représentent les autochtones Bakués, ces derniers étaient sceptiques à cette opération. Ils craignaient de perdre leurs terres au profit des Burkinabè qui y représentent environ 85% de la population et devenus de grands exploitants agricoles, et les allogènes venus de toutes les contrées de Côte d’Ivoire, en majorité du Centre et du Nord. Cette crainte a été dissipée après les explications de Guillaume Adjé, usant de tacts et de son expérience d’administrateur chevronné.

Selon lui, ”il ne doit y avoir aucune crainte des populations autochtones de perdre leurs terres”, a-t-il conclu. Les occupants exploitent ces terres pour leurs activités lucratives, mais n’en deviendront pas propriétaires en aucune manière que ce soit. Des certificats d’occupants leur seront remis à la fin de l’opération, tandis que les autochtones recevront, quant à eux, des certificats fonciers, puis, plus tard des titres fonciers, a-t-il expliqué le mécanisme en substance.

Laurent Nahounou

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