Suivez nous sur:

Actualité

Côte d’Ivoire – Évaluation des droits de l’homme : Mme Namizata Sangaré présente le rapport des activités 2024

Publié

le

La Présidente du Conseil national des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDH-CI), Namizata Sangaré était devant les Sénateurs ivoiriens ce jeudi 27 novembre 2025 lors d’une séance d’informations parlementaires. Cette plénière a porté sur la présentation du rapport annuel 2024 des activités du Cndh-CI, suivi de débats avec les Vénérables. 

« Relativement aux droits économiques, sociaux et culturels (Desc), les progrès incluent une extension de la Couverture maladie universelle avec 16,2 millions de personnes enrôlées, une amélioration de l’accès à l’éducation de qualité grâce à la mise en œuvre des conclusions des états généraux de l’éducation et un soutien renforcé à l’inclusion scolaire. Toujours dans les progrès, concernant les Droits catégoriels : au niveau de la lutte contre le travail des enfants, la Côte d’Ivoire enregistre des progrès significatifs, avec une baisse de 19,7% et de 32% dans le secteur du cacao, suite à des actions intensives. Au niveau du droit à la santé des enfants en milieu carcéral, les conclusions d’une enquête du Cndh réalisée en juillet 2024, montrent que dans six des sept établissements pénitentiaires visités, les mineurs bénéficient d’une prise en charge dès leur entrée, et que les infirmeries sont dotées de personnel soignant pour les enfants malades. De plus, les mineurs reçoivent une alimentation adéquate en qualité et en quantité, servie aux heures habituelles des repas. »

Concernant le droit à la santé sexuelle et reproductive, Namizata Sangaré a souligné que la Côte d’Ivoire enregistre une intensification des initiatives de planification familiale.

« L’amélioration de l’accès aux contraceptifs, la formation des agents de santé, et l’organisation de semaines nationales dédiées à la planification familiale. Au niveau de la lutte contre les violences basées sur le genre (vbg), l’existence de plateformes Vbg sous la tutelle du Ministère de la Femme, de la famille et de l’enfant reparties sur l’ensemble du territoire, un puissant levier dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Au niveau de la protection des migrants : la réintégration des Ivoiriens de retour et la lutte contre l’émigration irrégulière, un dispositif d’accompagnement a été mis en place. Le 20 mars 2024, un soutien économique de 98.700.000 FCFA a été accordé à 96 bénéficiaires, dont 28 femmes, par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse et celui de l’Intégration africaine ».

« (…) Malgré les progrès réalisés par l’État de Côte d’Ivoire, des défis restent à relever au niveau des droits civils et politiques, des Droits économiques sociaux culturels ainsi que des droits catégoriels. Au niveau des droits civils et politiques, le Conseil relève : l’insuffisance du cadre juridique de la lutte contre la corruption et des infractions assimilées marquée par les faiblesses et les limites de l’accès à la plateforme ‘‘Signalis’’ pour les populations rurales. Les contours insuffisamment définis de la liberté d’association et de réunion pacifique dont la récente ordonnance n°2024-368 du 12 juin 2024 sur la société civile suscite des critiques pour son ingérence administrative excessive et des inquiétudes quant à la protection des acteurs de la société civile. Un déficit de modernisation de l’état civil qui induit un manque de ressources et d’équipements modernes pour assurer un enregistrement efficace, la digitalisation totale du système, un défi à relever dans les différents centres d’état civil tant au niveau des mairies que dans les sous-préfectures. La situation des détenus de nationalité étrangère dans les établissements pénitentiaires, dont 3211 ne peuvent lire et écrire en français sur 6740 détenus visités. Le reste ne bénéficie pas de l’assistance consulaire. Sur les détenus en attente de jugement, dont 4547 sur 23 515 détenus attendent un premier jugement, 3 698 au-delà des délais, 3 291 ont interjeté appel, et 520 ont formé un pourvoi en cassation ».

Au chapitre des droits économiques, sociaux et économiques, la patronne du CNDH relèvera au niveau de la santé que « les conclusions de l’enquête réalisée en 2024 par le CNDH, révèlent que sur 572 personnes disposant de la carte CMU, 257 usagers, soit 45% disent ne pas bénéficier des prestations de la CMU. Quant à l’Éducation, les conclusions d’une enquête réalisée par le CNDH, dans 415 établissements scolaires au cours de l’année académique 2023-2024 révèlent que 272 présentent un déficit d’enseignants pour le cycle primaire et 143 pour le secondaire. »

Namizata Sangaré, a livrant les informations aux Sénateurs a indiqué « Depuis 2019, le CNDH a enregistré 17.614 plaintes des populations, dont 16.136 ont été traitées. Il a également enregistré et traité 5875 cas de Violences basées sur le genre (VBG) », a-t-elle informé

« Les perspectives du Cndh se résument, entre autres, en ces points : Consolider les acquis à travers l’amélioration du cadre législatif et réglementaire du Cndh par la prise en compte des recommandations des mécanismes internationaux ainsi que du Cndh; construire le centre international des droits de l’Homme et de la démocratie pour renforcer le programme de formation ‘‘Université des droits de l’Homme’’. Accroitre les ressources du Cndh afin de lui permettre de poursuivre efficacement la mise en œuvre de son mandat à la dimension de ses ambitions ».

Avec Service de communication

DERNIERES INFO

NOS PARTENAIRES

LAURORE’ TAGS