Dans le cadre du projet Engora, un atelier s’est tenu ce lundi 10 novembre 2025 pour définir des stratégies afin renforcer l’engagement des ivoiriens de l’extérieur plus investir dans leur pays. Ledit projet (Engagement+diaspora) lancé en 2023, a été mis en œuvre afin d’appuyer les efforts du gouvernement ivoirien visant à promouvoir l’engagement et la mobilisation de la diaspora comme acteurs du développement national.
Ce projet a permis d’identifier les compétences des Ivoiriens de la diaspora en France et d’analyser les défis liés à leur implication dans les initiatives de développement.
De ces travaux a émergé un plan stratégique articulé autour de quatre axes : le renforcement des capacités institutionnelles ; une meilleure connaissance de la diaspora ivoirienne ; la facilitation de l’engagement de la diaspora (investissements, transferts de fonds et de compétences) ; et le renforcement des liens et du dialogue avec la diaspora.
Ainsi, l’atelier qui s’est tenu dans la commune du plateau a réuni, les parties prenantes afin de définir des stratégies durables visant à renforcer l’engagement et la mobilisation de la diaspora ivoirienne dans le développement national.
Pour le chef de mission de l’OIM, cet atelier va permettre aux ivoiriens de poser les bases. Dans son allocution, il a rappelé qu’il y a un potentiel très dynamique qui va permettre « de rendre le pays attractif la nécessité de poursuivre un dialogue ». Et de poursuivre « c’est pourquoi l’OIM encourage une coopération multi-acteurs, où chaque partenaire, chaque institution, chaque association, chaque individu a un rôle à jouer. Les partenaires de développement présents aujourd’hui, par leur expertise et leur soutien, peuvent contribuer à amplifier l’impact des initiatives portées par la diaspora, en favorisant l’émergence de projets structurants et inclusifs ».

Représentant le ministre délégué auprès du ministre des Affaires Etrangères, Brou Edoukou, a rappelé qu’au cours de cet atelier, il ne s’agira plus de constater le potentiel de la diaspora, mais de maximiser. « l’un des résultats les plus concrets que nous attendons de ces travaux est l’élaboration d’un plan d’actions stratégique et ce plan d’action devra donner une orientation claire à l’ensemble des parties prenantes ici réuni », a-t-il déclaré.
Il faut souligner qu’en Côte d’Ivoire, la diaspora est estimée à 1.15 millions de personnes réparties dans le monde. Elle est reconnue comme un acteur stratégique du développement et considérée comme la « 32e région » du pays. Dans ce cadre, l’État a mis en place la Direction Générale des Ivoiriens de l’Extérieur (DGIE) rattachée au Ministère délégué au Ministère des Affaires Etrangère, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur. LA DGIE agit comme interface stratégique entre la diaspora, les institutions publiques et les partenaires internationaux chargée de la mobilisation des ressources de la diaspora, de la protection des Ivoiriens à l’étranger, et de la facilitation de leur réinsertion avec des missions qui incluent : La protection et l’assistance consulaire, l’accompagnement à la réinsertion, la mobilisation des compétences et des investissements, la promotion des opportunités économique et le renforcement des liens culturels et sociaux.
Sandra KOHET