Pulchérie Gbalet, qui a engagé un combat sans merci contre le pouvoir en place à Abidjan en appelant à la résistance pour chasser le RHDP du pouvoir d’Etat, a effectué une nouvelle sortie. Cette fois-ci c est le PDCI-RDA qui est dans son viseur. Pulchérie Gbalet estime que le PDCI est dans des contradictions internes face à l’appel à la mobilisation contre le pouvoir. Ci-dessous l’intégralité de la déclaration.
Le Conseil de Coordination de la Résistance Citoyenne (CCRC) observe avec gravité les contradictions internes au PDCI-RDA, révélées par deux prises de parole majeures en l’espace de trois jours.
Le 18 octobre 2025, à Paris, Tidjane Thiam, Président du PDCI-RDA, marche aux côtés de l’opposition ivoirienne. Il dénonce les dérives du pouvoir, appelle à la libération des prisonniers politiques et réaffirme son engagement pour une Côte d’Ivoire libre, juste et souveraine.
Le 21 octobre à Abidjan, Monsieur Yapo Yapo Calixte, porte-parole adjoint du même parti, affirme que : ” le PDCI n’a jamais appelé à une marche ou à une manifestation “. Il a par ailleurs mentionné des appels à la rébellion, à la violence et à manifester qui méritent une clarification.
Le Conseil de Coordination de la Résistance Citoyenne (CCRC) tient à exprimer sa profonde indignation suite aux déclarations confuses et déconcertantes de M. Yapo Yapo Calixte, lors de la conférence de presse du mardi 21 octobre 2025, tenue au siège du PDCI-RDA.
Cette réponse à la question d’un journaliste de La Voie Originale portant sur les résultats du scrutin du 25 octobre, n’est non seulement pas en conformité avec la question, mais elle, piétine sans vergogne la mémoire des engagements politiques récents de son propre parti, notamment ceux pris dans le cadre du Front Commun PDCI-RDA / PPA-CI.
Nous rappelons solennellement à M. Calixte que :
– La marche pacifique du 11 octobre a été officiellement annoncée, assumée et co-signée par les représentants du PDCI et du PPA-CI ;
– Elle fut relayée par les canaux officiels des deux partis ;
– Elle a vu la mobilisation de milliers de citoyens, militants et résistants qui ont courageusement bravé les intimidations et les risques pour dire non au 4e mandat illégal d’Alassane Ouattara ;
– la violence est venue de la répression sur des manifestants aux mains nues et
– face à la violation de leurs droits constitutionnels, les manifestants ont opposé la résistance et non une Rébellion.
Dire de tels propos en pleine crise de résistance nationale, c’est porter atteinte à la crédibilité d’un combat populaire en cours. C’est cracher sur l’engagement des martyrs et trahir la dignité des militants.
Le CCRC appelle :
– le Président Tidjane Thiam à reprendre en main la parole politique du PDCI-RDA et à mettre un terme aux cafouillages communicationnels qui jettent la confusion et sapent la cohésion de la lutte ;
– Les portes parole du parti à respecter les engagements pris devant le peuple ;
– M. Yapo Yapo Calixte à faire une clarification immédiate, voire des excuses publiques, s’il reste encore attaché à l’éthique politique et au respect des militants tombés pour la démocratie ;
– les manifestants à rester vigilants face aux doubles discours et aux tentatives de dilution de la résistance.
Enfin, Le CCRC met en garde tout responsable politique qui va instrumentaliser la parole militante pour des calculs de convenance. La mémoire des engagements, la cohérence de la lutte, les emprisonnements arbitraires et la fidélité aux martyrs, exigent clarté et vérité. Nous nous opposerons donc à toute tentative de désinformation et de démobilisation d’où qu’elle vienne.
Le CCRC, plus que jamais debout, fidèle à sa ligne, et aux côtés du peuple.
Non au 4e mandat !
Non aux compromissions !
Bloquons Tout !
Que nul ne vienne effacer ce qui a été gravé dans la marche pacifique et le sang.
— Pour le Conseil de Coordination de la Résistance Citoyenne (CCRC)
Mme Pulcherie Edith GBALET