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Manifestation de l’opposition- Abdoul Aziz Diallo de RFI dément le faux de Pulchérie Gbalet

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Le correspondant de RFI Abdoul Aziz Diallo a démenti un post de Pulchérie Gbalet qui donnait à croire qu’il a été l’objet de violence policière. C était au cours de la couverture de la manifestation décrétée par le Front Commun, coalition formée par le PPA-CI et le PDCI-RDA pour dénoncer ce que ces partis d’opposition appellent le 4è mandat illégitime de Ouattara. Au lendemain des heurts passagers entre forces de l’ordre et quelques manifestants à Blockhaus, dans le quartier de Cocody, Abdoul Aziz Diallo n’a pas laissé le faux se propager. 

Sous le slogan trop c est trop, l’opposition s est donc donnée rendez-vous à Cocody ce samedi 11 octobre. Mais, la préfecture d’Abidjan a interdit la marche et mobilisé les forces de l’ordre aux fins de mettre fin à cette tentative de trouble à l’ordre public. Pour sa part, Pulchérie Gbalet, qui dit être de la société civile, dans son rapport de situation, indiquait qu’en << dépit de l’interdiction arbitraire et des intimidations, le peuple ivoirien a répondu présent à l’appel du Front Commun ce samedi 11 octobre 2025, marquant ainsi un tournant décisif dans la contestation contre un 4ᵉ mandat jugé illégal, illégitime et antidémocratique, de même que contre la confiscation des libertés publiques.>>

Elle a soutenu que << même la presse n’a pas échappé à cette répression brutale du régime : Abdulaziz (RFI) et Iris (Brut) ont été violemment frappés par les forces de l’ordre, Julia Guggenheim (France 24) et Marine Jeannin (Le Monde) présentes sur les lieux ont été interpellées puis forcées à supprimer leurs premières images au risque de confisquer leurs appareils [et] le matériel des journalistes de CGTN, média international, a été confisqué. >> Le correspondant de RFI a donc voulu mettre un frein à ce qui apparait comme un fake de l’activiste politique sous couvert de la société civile.
<< Contrairement à une information relayée sur les réseaux sociaux, je n ai pas été pris à partie ni frappé lors de la couverture de la marche du front commun [ce samedi]. Jai pu effectuer mon travail normalement, réaliser mes interviewes et assurer mon direct dans Afrique midi sur RFI>> a assuré Abdoul Aziz Diallo.
Pulchérie Gbalet, a indiqué que << des manifestations populaires ont éclaté dans plusieurs communes d’Abidjan (Yopougon, Koumassi, Cocody, Bingerville, Anono, Saint-Jean, Blokoss…) mais aussi à l’intérieur du pays (Akoupé, Adzopé, Afféry, Dabou, Gagnoa, Ouragahio, Sikensi, Agboville, Hiré, Bangolo, etc.).>>
<< Face à cette mobilisation inédite, le régime a fait le choix de la répression : selon le Ministre de l’Intérieur lui-même, 237 citoyens ont été arrêtés. Des vidéos d’une rare violence circulent qui présentent des arrestations et même des violations de domicile, pour avoir simplement exprimé leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement. Le nombre de blessés est estimé à une dizaine>> a fait savoir Pulchérie Gbalet. L’activiste qui a appelé à manifester en dépit de l’arrêté d’interdiction de la manifestation, vit cachée et a démenti une interpellation alors qu’elle tenterait de quitter le pays.
Adams Régis SOUAGA